Gnomons et cadrans solaires

Les jardins de l'abbaye Saint Georges - 1723 - aquarelle de Gaignières

Les jardins de l'Abbaye Saint-Georges - 1723
Aquarelle de Gaignières

Une aquarelle de Gaignières montre l’état de l’abbaye Saint-Georges de Boscherville en 1702. On y distingue ce qui était très vraisemblablement un cadran-sphère sur une colonne, au centre de l’escalier monumental.

L’ATAR a entrepris de reconstituer ce cadran-sphère. Autrefois, bien sûr, il n’était pas destiné en priorité à donner l’heure, mais constituait un élément décoratif et pédagogique pour des moines soucieux de tâches intellectuelles et férus de science.

Sur la colonne le supportant a été tracé un cadran-colonne. Au XVIIIème siècle, c’était un complément fréquent des cadrans-sphères. Certains textes anciens décrivent ce type de cadran dans la rubrique « Récréations mathématiques » et cela illustres l’intérêt de ce siècle pour la science et ses applications concrètes.

Gnomon des jardins de l'abbaye saint Georges

Enfin l’ATAR a complété ce dispositif en indiquant, par des carreaux incrustés dans le sol, l’emplacement de l’ombre de la sphère suivant les heures et les saisons. L’objectif est uniquement pédagogique pour donner aux visiteurs, d’une troisième manière, quelques notions élémentaires sur les mouvements apparents du soleil.

Cadrans solaires au sol

L’association des deux cadrans et des incrustations au sol est très rare. Ce complément des mobiliers des jardins de l’abbaye Saint-Georges ne manque pas d’accroître l’intérêt de la visite du site.

Explication du gnomon


Abbaye Saint Georges de Boscherville à Saint Martin de Boscherville